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Techniques Photos :

 

L'appareil photo :

Les conditions de prise de vue sont plutôt difficiles dans les gouffres et les grottes. En effet, la boue, l'eau et un air saturé d'humidité, nous accompagnent lors de la plupart de nos excursions souterraines.

Si l'on souhaite prendre des photos rapidement et simplement dans ces conditions, il vaut mieux choisir un appareil étanche et plutôt solide.

Un second problème : L'angle de vue. Il est souvent impossible de se reculer pour augmenter le champ couvert par l'appareil. Or les constructeurs mettent plus en avant le coté "grossissant" (x4, x10,...). Ce dernier n'a que peu d'intérêt pour nous. Il vaut mieux se préoccuper de la longueur focale de l'objectif en équivalent 24x36 (par exemple 28-85 mm) : le premier chiffre correspond à ce qu'on appelle le grand angle. Plus ce chiffre est bas, plus le champ couvert par l'appareil peut être grand. La plupart des appareils photo numériques (APN) en vente, possèdent un grand angle de 35mm voir plus.


Le Captio 500G Wide

L'APN que nous utilisons est un Caplio 500G Wide (Ricoh) ; c'était le seul à satisfaire aux trois conditions (étanche, solide et un grand angle de 28mm) au moment de l'achat. Il semble que la gamme s'élargisse, Ricoh sort une nouvelle version, le G600 mais d'autres constructeurs qui commercialisaient déjà des APN étanches, se mettent au grand angle de 28mm : Olympus avec le Mju 1030SW et Pentax avec le Optio W60 (Rechercher les caractéristiques sur Internet).
Remarque : L'utilisation d'un APN dans un caisson étanche pose de nombreux problèmes (prix, encombrement, buée, flash,...) que ce soit en spéléo ou en canyons.

Nous sommes globalement satisfaits de cet appareil. Un test de solidité a été réalisé involontairement : descente d'une vingtaine de mètres dans l'ébouli du puits d'entrée de la Baume des Crêtes. Pas un mal pour l'appareil.

Vu notre utilisation des photos, on ne parlera pas des appareils argentiques. Les possibilités de gestion et de partage des photos numériques sont incomparables.

Il nous arrive d'emmener un APN réflex sous terre. Il est clair que la qualité d'image et les possibilités sont plus grandes mais la prise de vue est beaucoup plus fastidieuse.


Flash Metz 36C-2 avec sa celulle

 

L'éclairage :

Voila le problème principal de la photographie souterraine : les sources de lumière sont forcément artificielles.

Nous utilisons des flashs électroniques avec des cellules (On utilise celles fabriquées par le Spéléo-club de Caussade) qui permettent de les déclencher à distance (On parle de flashs esclaves). ils ne sont pas étanches et l'électronique qui les constitue est très sensible à l'humidité. Il existe bien des flashs pour la plongée donc étanches mais leur prix est prohibitif. On n'a pas de technique particulière pour les protéger : des sacs plastiques et du scotch. Attention de ne pas cacher les capteurs de mesure TTL et les cellules.

 

 

Lors de la prise de vue deux problèmes apparaissent :

Le flash intégré de l'appareil est très proche de l'objectif. Il éclaire donc les gouttes d'eau, les poussières, le brouillard situés juste devant l'objectif. Ceci est à l'origine de taches peu esthétiques sur les photos. Il ne faut donc pas utiliser ce flash pour l'éclairage de la photo, en tous cas dans des zones humides et boueuses (c'est à dire presque toujours pour nous).

Exemples de photos avec utilisation du flash intégré :


Problème de gouttes d'eau et buée


Problème de poussières


Problème de buée (Personnages + humidité + volume réduit)

 

Le second souci est l'existence sur la plupart des APN compact d'un pré-éclair non débrayable qui déclenche les flashs esclaves avant la prise de la photo. Il existe bien des cellules qui déclenchent le flash après ce pré-éclair mais elles sont chères et posent quelques problèmes de réglages lors de l'utilisation de plusieurs flashs esclaves.


500G avec son "cache flash"



Prise de vue

 

 

Deux méthodes permettent de régler ces deux problèmes en même temps :

 

 

Il existe, bien sûr, toutes sortes d'autres méthodes plus ou moins faciles à mettre en oeuvre. Celles présentées (en particulier la première) permettent de prendre des photos plutôt rapidement.

 

 

Les réglages de l'APN :

Les APN compact offrent peu de possibilités de réglages manuels ; la plupart étant automatiques. Il est tout de même possible de contrôler quelques paramètres :

 

             
Résultats obtenus en conditions très difficiles (Présence d'eau, de boue, de personnages dans un volume réduit)

 

 


L'appareil et le flash dans sa boîte

 

Le transport :

On utilise des boîtes étanches Otter Box (modèle 3500).

Il est possible de mettre dans une boîte l'appareil et le Metz mecablitz 28 CS-2 digital ou deux flashs esclaves avec leur cellule.

 

 

 

 


Photo prise en canyon avec le flash intégré

La photo en canyons :

On emmène, en général, l'appareil avec un chiffon (pour essuyer ses mains et l'objectif) placé dans une boîte étanche. On désactive le flash (Pour la même raison que nous avons expliquée plus haut : les gouttes d'eau) ; on règle la sensibilité en manuel. Lorsque les conditions de lumière sont bonnes : pas de problèmes. Sinon, on place l'appareil sur un petit pied. le manque de lumière provoque l'augmentation du temps de pose et donc le risque de "bougé". Veillez à ce que les "personnages" restent immobiles au maximum.

Si l'appareil est étanche, on peut le mouiller, pas de problèmes mais attention aux gouttes d'eau sur l'objectif. Elles provoquent des taches sur les photos.

Il est possible de faire varier le temps de pose en jouant sur la sensibilité (les possibilités restent limitées). L'effet peut être intéressant sur de l'eau en mouvement.

 

 

Bonnes Photos

 

 


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